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Première image et bande-annonce de Big Sur !



Première image de BIG SUR, réalisé par Michael Polish. Comme vous l'aurait sans doute compris, le film est l'adaptation du roman de Jack Kerouac, Big Sur, publié en 1962.

Toujours autobiographique, Jack Kerouac est Jack Duluoz, interprété cette fois-ci par Jean-Marc Barr et Neal Cassady est Cody Pomeray, Josh Lucas à l'écran. On retrouve aussi Carolyn Cassady et Allen Ginsberg, mais également Lawrence Ferlinghetti, Michael McClure ou encore Gary Snyder car l'histoire se déroule à San Francisco.



Pour rappel, un résumé du livre :
''Le héros de ce roman, Jack Duluoz ou Ti Jean, n'est autre que Jack Kerouac, l'auteur de Sur la route. Au bord de la folie, le Roi des Beatniks cherche à fuir l'existence de cinglé qu'il a menée pendant trois ans et part pour San Francisco. Il se réfugie au bord de la mer, à Big Sur, dans une cabane isolée. Après quelques jours de bonheur passés dans la solitude à se retremper dans la nature, Duluoz est à nouveau saisi par le désespoir et l'horreur. Aussi revient-il à San Francisco où l'attendent le monde, les beatniks, l'érotisme. Mais il ne retrouve pas la paix pour autant.'' (Folio)
      

Bande-annonce (V.O) :


Le film sera présenté au festival de Sundance en janvier et n'a pas encore de date de sortie fixée. 
Via
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Interview de Garrett Hedlund pour Interview Magazine.





'' It's funny that I got to do On the Road. I was very inspired by the book and this spirit of Dean Moriarty and how envious we all are of somebody who can be that carefree. ''

BRIDGES: So tell me about On the Road. That was kicking around for a while and went through some directors, didn't it?
HEDLUND: Yeah. I remember, at first, looking it up and seeing that Francis Ford Coppola was attached to the film, and I was like, "Shit. I'll never get a chance at this." But then, like, eight years later, I was on set doing it. I remember all of us kind of pinching each other and saying, "Man, we're filming On the Road." But I think there were a number of different incarnations of what the movie was gonna be, from Jean-Luc Godard filming it, to Gus Van Sant doing it, to all these other directors who were rumored to be involved—I think Roman Coppola was even going to direct it at one point. There were also a bunch of different versions of the script: one that Barry Gifford had written and one that Roman was planning to write. But I think it was after Sundance, the year that Walter [Salles] was there with The Motorcycle Diaries [2004], that he was approached about possibly doing the film. Obviously, Walter had just come from doing a road film, so I think he was like, "Well, if I'm gonna do this"—which he was unsure of at the time—"then I'm going to have to immerse myself in it." So he ended up going across the country for five or six years doing research before they'd even completed a script, which José Rivera, who worked with Walter on The Motorcycle Diaries, eventually wrote. So it was a long time in the making. I also think that since Walter is Brazilian, he maybe didn't feel like he was the right person to make this movie unless he'd really absorbed it all. I mean, he'd read the book at a young age himself and was very inspired by it. 
 
BRIDGES: Were you familiar with the book before you did the movie? 
HEDLUND: Yeah. I'd read it in high school. It's funny that I got to do On the Road because the thing that had the biggest impact on me growing up was reading books. I was very inspired by the book and this spirit of Dean Moriarty and how envious we all are of somebody who can be that carefree. I also always thought of myself as more like the Sal Paradise character—you know, being a listener and writing about a conversation more than being the one that others listened to. So it was interesting that I got to play Dean. I actually signed on to do On the Road before we started on Tron, but we were in flux for a while, just sort of playing the waiting game, trying to get the right budget and the right cast. I think I first met with Walter in March of 2007. But I told Walter that I wouldn't do another film until we did On the Road, so I had a lot of time to do my own research—to go up to San Francisco to City Lights bookstore, to watch video interviews of Neal Cassady with Allen Ginsberg, to sit in Vesuvio [Cafe] and visit Jack Kerouac Alley, to go to the Beat Museum and things. We had time, so Walter and I also did road trips and talked to people, be it family members of some of the people who were around the Beats or other writers. But it was really just about finding something that we could add to the story beyond what was on the page, even if only from life experience. I mean, I grew up around country roads, but this was a different route that these guys took. Eventually, though, it all came to fruition.




Robbie Fimmano
Karl Templer




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[DOSSIER] De Montaigne à Le Clézio, l'invitation au voyage.

Le Magazine Littéraire propose un dossier sur le rapport voyage/écrivain, intitulé De Montaigne à Le Clézio, l'invitation au voyage. Jack Kerouac et Sur la route y sont mentionnés. 



Extrait : 

«Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage», disait Joachim Du Bellay. Bien avant que l’accolement des substantifs «écrivain» et «voyageur» tende à catégoriser des auteurs pratiquant une multiplicité de genres, les écrivains ont entretenu avec le voyage une relation complexe. 
[...] 
La relation que certains écrivains entretiennent avec le voyage touche donc à ce qui les constitue au plus profond de leur être, de leur manière d’exister et de leur art. « Les premiers livres de voyage que j’ai lus, raconte Susan Sontag dans Temps forts, et qui comptent sûrement parmi les livres les plus importants de ma vie, furent écrits par Richard Halliburton. J’avais 7 ans, nous étions en 1940, lorsque j’ai lu son Book of Marvels [...] [Il] m’a offert ma première vision de ce que je pensais être l’existence la plus privilégiée qui fût, celle de l’écrivain : une vie de curiosité et d’énergie sans limites, une vie d’enthousiasmes innombrables. Être voyageur, être écrivain - dans mon esprit d’enfant, c’était au départ un peu la même chose. » Cette affirmation est caractéristique d’une génération, celle qui arrive à l’âge adulte dans les années 1950-1960, et qui inaugure un rapport au voyage beaucoup plus affirmé, généralisé, et une multiplication des formes littéraires qui lui sont liées. Le livre fondateur de la Beat Generation, paru en 1957, s’appelle Sur la route. Et pendant que Jack Kerouac parcourt en auto-stop la Californie en quête du roman qu’il mettra dix ans à écrire et à publier, à l’autre bout du monde occidental, un jeune universitaire et homme de théâtre français, Jacques Lacarrière, parcourt la Grèce - qui n’est pas encore celle des colonels -, et un jeune Genevois de famille bourgeoise, Nicolas Bouvier, met en oeuvre, en 1953, avec son ami peintre Thierry Vernet, « un projet [qu’ils avaient] cuit et recuit depuis longtemps » : partir vers l’est, sans autre but que la rencontre des autres et l’avancée sur un axe historique vers l’Asie, « mère de l’Europe ».   Lire l'article en entier.

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Reportage-photo de l'exposition SUR LA ROUTE au Musée des Lettres et manuscrits (Paris).

Le 15 mai, j'ai eu la chance de pouvoir assister au vernissage de l'exposition consacrée à Kerouac au Musée des Lettres et manuscrits. Plutôt qu'un long discours, je vous propose un reportage-photo pour découvrir en images les grands éléments de cette exposition, centrée autour du rouleau de Sur La Route.

(C) @Ontheroadthemov
En plein coeur de Paris, la nouvelle entrée du Musée des Lettres et manuscrits.



(C) @Ontheroadthemov
Pièce maîtresse de l'exposition, le rouleau de Sur la route, manuscrit original du livre. 
9 des 36 mètres composant ce rouleau ont été déroulés à cette occasion.


(C) @Ontheroadthemov
Côté de l'exposition consacré aux influences littéraires de Kerouac,
avec des manuscrits de Proust par exemple, mais également des objets symboliques
accompagnant Kerouac lors de ses voyages sur la route.
(C) @Ontheroadthemov
''I first met Neal...'' C'est avec une certaine émotion que l'on peut lire les premiers mots du
manuscrit, écrit en trois semaines par un Kerouac dopé à la caféine. 


(C) @Ontheroadthemov
Croquis de Kerouac retraçant ses périples à travers les Etats-Unis.

(C) @Ontheroadthemov
Sal Paradise, simple personnage de fiction ?
(C) @Ontheroadthemov
Sac de voyage...

(C) @Ontheroadthemov
...et machine à écrire...
(C) @Ontheroadthemov
Editions du rouleau original, parues en 2007 à l'occasion
du 50° anniversaire de la publication du roman.
(C) @Ontheroadthemov
Tapisserie de couvertures de Sur La Route venant des quatre coins du monde. 

(C) @Ontheroadthemov
Côté droit de l'exposition consacré à l'adaptation cinématographique
réalisée par Walter Salles. Ici, un extrait du Hors Série TROIS COULEURS
reprenant la présentation des différents protagonistes de Sur La Route.



(C) @Ontheroadthemov
Passage du storyboard à l'écran. 


(C) @Ontheroadthemov
Photo de famille et divers objets que l'on voit dans le film, notamment
la photo que se partage Dean, Sal et Carlo avant leur départ.

(C) @Ontheroadthemov
Dean et Marylou aka LuAnne et Neal... scène du Nouvel-an.
(Acteurs : Kristen Stewart et Garrett Hedlund)

(C) @Ontheroadthemov
Le fameux certificat de mariage entre Dean et Marylou. 

(C) @Ontheroadthemov
Du côté de chez Swan, le livre qui accompagne Sal, Dean et
Marylou tout au long de leur route. 
(C) @Ontheroadthemov
Pour finir, joli décor de l'exposition avec effet d'optique d'une route sans fin... 


A venir, compte-rendu de la première de SUR LA ROUTE à Cannes. 


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Extrait du livre ''Kerouac et la Beat Generation. Une enquête'', par Jean-François Duval



Extrait de L'express.fr :
L'auteur part sur les traces des compagnons de route de Jack Kerouac dont la rencontre a contribué à son succès. Ici un extrait d'une interview de l'un d'entre eux: Allen Ginsberg. 
Un brunch chez Allen Ginsberg 
Le rendez-vous a lieu chez lui, dans le Lower East Side new-yorkais qui a depuis longtemps remplacé Greenwich Village comme quartier marginal et underground. Petit, courbé par l'âge, le crâne dégarni, la barbe toujours aussi fournie, il a de grosses lunettes et de grands yeux qui impressionnent derrière les verres épais. Et la voix basse, profonde, naturellement sonore, qui contraste toujours autant (Kerouac déjà l'avait remarqué) avec l'apparence fragile de la constitution. La voix qui seule reflète peut-être encore cet adolescent prenant la pose, mains dans les poches de son pardessus, légèrement rejeté en arrière, sur cette photo prise au milieu du campus de Columbia University, il y a si longtemps: quatre jeunes types à l'aube de la vie, par une journée de 1945. William Burroughs avec un chapeau de feutre noir, Hal Chase qui leur fera bientôt connaître Neal Cassady, Jack Kerouac entourant de ses bras Hal Chase, et Allen Ginsberg justement -une sorte de félicité, de béatitude, de bonheur accompli dans l'expression du visage, les yeux fermés, les paupières rabattues sur un spectacle tout intérieur.  
Dans la cuisine, le réfrigérateur semble occuper tout l'espace. La pièce est éclairée par une fenêtre qui donne sur la cour et les immeubles voisins, fenêtre que Ginsberg photographie régulièrement: selon la lumière, les saisons, l'éclat de l'été, la neige éventuelle, le givre sur un arbre dégarni, cette fenêtre se révèle un prisme à chaque fois différent. Sur son rebord intérieur repose une édition du New York Times. Sur la table de cuisine s'étalent quelques recueils de photographies qu'Allen Ginsberg me fait voir, en particulier un livre récent de son ami le photographe Robert Frank qui habite à deux pas et qui expose ces jours-ci à la National Gallery de Washington. Dans les pièces voisines, on aperçoit ici un lit défait, là un coussin posé à même le sol face à un petit autel devant lequel le poète médite chaque jour. Quelques objets rituels, un bouddha, un harmonium dont il joue régulièrement. Beaucoup de bibliothèques, essentiellement de la poésie. Ginsberg montre ses Catulle, les livres de ses amis poètes, et les rayons lourdement chargés d'ouvrages d'art et de photographies. A l'heure de notre rencontre, son dernier recueil de poèmes, Cosmopolitan Greetings: Poems 1986-1992, vient de paraître. Et de surcroît, on fête le cinquantenaire de la naissance de la Beat Generation, ou plus précisément de la rencontre de Ginsberg, Kerouac, Burroughs et des autres. L'événement sera célébré comme il se doit puisque l'on prépare d'ores et déjà la grande exposition qui se tiendra l'année d'après au Whitney Museum: Beat Culture and the New America 1950-1965 (superbe catalogue!) à laquelle Ginsberg prêtera son concours très actif. On sent toujours chez lui la même prodigieuse vitalité, même si sa santé n'est pas très bonne -il souffre du diabète- et que Peter Orlovsky, son amant depuis quarante ans, est gravement malade. Avant d'entrer plus en détail dans la légende beat avec Carolyn Cassady, nous avons d'abord voulu en examiner l'actualité avec l'un de ses principaux protagonistes, soit le rôle que cette mouvance a joué dans la seconde moitié du XXe siècle (et continue de jouer aujourd'hui).  
J.-F. D. - Allen Ginsberg, on note aujourd'hui un vif regain d'intérêt pour la Beat Generation. On the Road fait désormais figure de classique des lettres américaines. L'ensemble de l'oeuvre de Kerouac commence enfin à être traduite en France, en Italie, en Allemagne et ailleurs. Vous-même, vous avez fait paraître votre recueil de poèmes Cosmopolitan Greetings dans l'intention de marquer le 50e anniversaire de votre rencontre avec Kerouac et Burroughs. Comment cette rencontre s'est-elle produite? 
A. G. - A seize, dix-sept ans, j'étudiais à Columbia University, à New York. A l'automne 1943, pendant ma première année, j'ai rencontré Lucien Carr, un type qui comme son ami William Burroughs venait de Saint Louis, et qui connaissait aussi Kerouac. Il me parlait beaucoup de lui, me disant: c'est un écrivain, un "marin romantique qui écrit des poèmes". J'ai voulu lui rendre visite. Ce que j'ai fait au printemps 1944. Lire la suite... 




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Le rouleau original de Sur La Route.


Le rouleau original de Sur La Route. Le texte brut, tel qu'il a été écrit il y a soixante ans, en trois semaines. Un texte aux expressions crues, aux noms de personnes bien réelles, Kerouac dans toute son énergie et sa spontanéité. L'occasion de s'intéresser aux origines de l'écriture de ce roman mythique, d'abord refusé par les maisons d'éditions. Lorsqu'elles finissent par accepter, le texte a été remanié, édulcoré et même si l'essence de Kerouac demeure, la lecture du rouleau original révèle toute la force de cet écrivain qui a et continue de marquer durablement des générations. Aujourd'hui, le rouleau est en exposition à l'Indianapolis State Museum, jusqu'au 6 mai et continuera son tour du monde par un arrêt au Musée des lettres et manuscrits, à Paris.


Chronologie extraite du site l'Express.fr 

Là où commence la route. 


Le thème de la route se ressent bien avant l'écriture d'On The Road. Kerouac a en effet rédigé en 1940 un texte de quatre pages intitulé 'Where the road begins' (Là où commence la route). Mais c'est le 23 août 1948 qu’apparaît pour la première fois dans son journal le projet du futur 'Sur La Route' : 

« «Sur la route», qui m 'occupe l'esprit en permanence, est le roman de deux gars qui partent en Californie en auto-stop, à la recherche de quelque chose qu'ils ne trouvent pas vraiment, au bout du compte, qui se perdent sur la route, et reviennent à leur point de départ pleins d'espoir dans quelque chose d'autre. »


Sur la route, une traversée du désert ?

Trois mois plus tard, il confie que ce projet l'habite «même dans les bars, en présence de parfaits inconnus ». Cette histoire le hante et après trois ans de blocages, de brouillons et de désespoir (il avait recommencé un manuscrit intitulé 'Souls on the Road', qui n'aboutira pas), arrive enfin ce fameux printemps 1951, ces trois semaines d'avril où Kerouac écrira non-stop le fameux rouleau de 37 mètres de long. On The Road était né. 


Philip Whalen, témoin de la scène, raconte : « Il s'asseyait à sa machine, avec tous ses calepins posés ouverts sur la table, à sa gauche, et il tapait. Je n'ai jamais vu personne taper aussi vite. On entendait le chariot revenir sans trêve, avec un claquement. Le petit grelot faisait ding dong, ding dong, ding dong. » 
La vitesse donc, moteur de Kerouac  : "Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais l'urgence de ce qui est dit", écrit-il dans son Journal. 

Carte des voyages de Kerouac à travers les Etats-Unis :
En rouge : itinéraire de 1947
 En bleu : itinéraire de 1949
 En vert : itinéraire de 1950. 
La vitesse, qui ne sera pas au rendez-vous pour la publication de ce chef-d'oeuvre. Comme pour la majorité des écrits des Beats (on peut citer l'excellent poème Howl de Ginsberg), les maisons d'éditions craignent les poursuites judiciaires pour 'atteintes aux bonnes moeurs'. Les unes après les autres, elles refusent donc le manuscrit, qualifié d'illisible. Mais Kerouac tient bon et retape alors le texte sous une forme plus conventionnelle, avant de finir par le remanier sous la pression des différents avocats de la maison d'édition Viking. Le roman sort finalement le 5 septembre 1957, six ans après l'écriture du manuscrit original.
C'est un succès monstre qui propulse Kerouac au rang de célébrité.  Mais ce livre que nous connaissons n'est qu'une pale copie du manuscrit original.  Car si les voyages restent les mêmes, les parties, chapitres, paragraphes et tirets de dialogues laissent sceptique quant à cette route qui obsède Kerouac. D'ailleurs, Allen Ginsberg le reconnait et ajoute qu'un jour, «quand tout le monde sera mort », « Sur la route » sera enfin rendu à sa «folie » originale. Nous avons aujourd'hui la chance de plonger et de revivre cette épopée à travers les Etats-Unis, sous sa forme brute. 

Et le rouleau ? 

Le mythe continue. Après avoir été attaqué par le cocker d'un ami qui a rendu illisibles les dernières phrases, on se demande encore comment il a pu être retrouvé. Il refait surface en 2001 lors d"une vente aux enchères à New York (chez Christie's). C'est le propriétaire d'une équipe de football américain d'Indianapolis, les Colts, qui remporte l'enchère... à 2.5 millions de dollars, faisant du rouleau le plus cher manuscrit vendu à ce jour. Puis c'est son premier éditeur, Viking, qui s'était donné tant de mal pour étouffer les envolées de Kerouac au milieu des années 1950, qui va finalement publier le rouleau. 

On the road again.

Exposé au Beat Museum de San Francisco par la suite et dans les principaux musées du monde, le rouleau est en ce moment en exposition au Indianapolis State Museum et ce jusqu'au 6 mai. 
Puis viendra l'exposition en France, à Paris, au Musée des lettres et manuscrits, du 16 mai au 19 août (cf l'article). Une manière de montrer que Kerouac est encore bien présent aujourd'hui, 2012 étant placée sous le signe de la Beat Generation avec la sortie du film On The Road ( en France le 23 mai) et de nombreux hommages célébrant Kerouac qui fleurissent des quatre coins du monde. On peut par exemple citer le traditionnel hommage à Kerouac dans sa ville natale, Lowell, mais encore le projet On The Road 4 Kerouac, qui s'évertue à recréer un nouveau rouleau pour les 90 ans de l'auteur, composé de textes, photo et dessins célébrant Kerouac. 

A noter également, une réédition du rouleau original aux couleurs du film par Folio et Gallimard, à paraître fin avril (cf article). 

On The Road, le manuscrit original : 


Quelques comparaisons montrant le fossé entre la version de 1951 et celle publiée en 1957: 

Début du manuscrit de 1951 :  «J'ai rencontré rencontré Neal pas très longtemps après la mort de mon père... »  
Sur la route, édition de 1957 : «J'ai connu Dean peu de temps après qu'on ait rompu ma femme et moi. »

 Début du manuscrit de 1951 : «Neal nous ouvre en calcif. Louanne saute du lit, vite fait. Il faut croire qu'il était en train de baiser avec elle : il passait sa vie à ça. » 
Sur la route, édition de 1957 : «Dean vint nous ouvrir en caleçons. Marylou sortait du lit. »






Bibliographie : 1 - 2 - 3 


- par @NoemieSornet

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Une réédition du rouleau original de Sur La Route pour la sortie du film.

Le rouleau original de Kerouac aux couleurs du film Sur La Route.


Le 27 avril, nous aurons le plaisir de (re)découvrir la version originale du roman Sur La Route, celle que Kerouac a écrite en 1951 sur un rouleau de papier continu de 37 mètres de long. Disponible en poche et en édition brochée, la réédition aura pour couverture l'affiche du film, qui sortira en France le 23 mai.





Présentation de l'éditeur


« Avec l’arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu’on pourrait appeler ma vie sur la route. […] Neal, c’est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route… »
Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs. La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l’auteur a crépité son texte sans s’arrêter, page unique, paragraphe unique. Aujourd’hui, voici qu’on peut lire ces chants de l’innocence et de l’expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd’hui on peut entendre dans ses pulsations d’origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir. Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l’éphémère. « Quand tout le monde sera mort », a écrit Ginsberg, « le roman sera publié dans toute sa folie. » Dont acte. (Josée Kamoun)




Edition Brochée : 
Titre : Sur la route : Le rouleau original
Prix : 24,00 € ( 22,80 € sur Amazon.)
Broché: 505 pages
Editeur : Editions Gallimard (25 mai 2010)
Collection : Du monde entier
Langue : Français
ISBN-10: 2070121836
ISBN-13: 978-2070121830



Edition Poche : 
Titre : Sur la route : Le rouleau original
Prix : 8,60 € ( 8,17 € sur Amazon.)
Editeur : Editions Gallimard (27 avril 2012)
Collection : FOLIO
Langue : Français
ISBN-10: 2070444694
ISBN-13: 978-2070444694






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Quizz sur On The Road, Kerouac et la Beat Generation !

Questions :

1) Quel personnage de Sur La Route incarne Kerouac ? (Nom et prénom)
2) Où se trouve aujourd’hui la Hudson 49 utilisée pour le tournage du film ?
3) Complétez : Le personnage de Camille est interprété par …, inspiré par le personne réelle de …
4) Quel célèbre biographe de Kerouac a écrit Memory Babe ?
5) Quel est le film, inspiré d’un histoire vrai, où un jeune homme décide de prendre la route après la fin de ses études ?
6)  Kerouac a des ancêtres en France. Dans quelle région ?
7) ‎Donnez le nom d’un autre Jack dont la lecture a inspiré Kerouac.
8) De quelle ville était originaire Kerouac ?
9) Retrouvez les noms de ces trois romans de Kerouac : … à Paris , Les clochards … ,et Les … vagabonds.
10) Comment s’appelle la célèbre librairie où Kerouac et ses amis aimaient se retrouver ?





Réponses :

1) Sal Paradise, interprété à l'écran par Sam Riley. Plus d'infos ici 
2) La Hudson 49 se trouve aujourd'hui exposée au Beat Museum de San Francisco. Plus d'infos ici 
3) Camille est interprétée par Kirsten Dunst, inpspiré de Carolyn Cassady.
4) Gérald Nicosia, qui a récemment publié One and Only, the untold story of On The Road, plus d'infos ici 
5) Into The Wild, de Sean Penn. 
6) La Bretagne.
7) Jack London, qui a notamment écrit La route. Plus d'infos ici.
8)  Kerouac est né à Lowell, dans le Massachusetts. (USA)
9) Satori à Paris, Les clochards célestes, Les anges vagabonds.
10) City Lights Books. 




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Une carte postale de Jack Kerouac à son éditeur, Malcolm Cowley (Viking Press)




Traduction @Ontheroadthemov : 
'' Cher Malcolm, -
Tu as encore une fois tout retardé, en n'envoyant pas mon travail pour l'été sur la montagne - j'ai commencé un roman épique de 1000 pages, THE BEAT GENERATION- Si tu ne m'as pas envoyé un contrat avec une avance ( ou quelque chose dans ce genre-là) au 1er octobre, pour On The Road, je vais retirer le manuscrit de Viking et le vendre autre part. Plutôt que de le voir rabaissé, je préfère qu'il ne soit jamais publié. 
Jack Kerouac"



Via : @PollyPocketStew 
Source :  Magazine Another Man.


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