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Entretien avec Jean-Jacques Bonvin sur son dernier livre, Ballast.





Entretien avec Jean-Jacques Bonvin

 Jean-Jacques Bonvin a étudié la sociologie, travaillé pour l'OMS, est parti étudier la danse à New-York avant de voyager 'un peu partout' de 1979 à 1983. Ballast, son dernier livre sorti le 18 août 2011, retrace le parcours de la Beat Generation en se centrant sur le personnage de Neal Cassady. 

- Comment vous-êtes vous préparé pour l’écriture de ce livre ? 
Pas de préparation. C’est venu d’un coup à la suite de la lecture du livre de Carolyn Cassady, la femme de Neal. C’est elle qui m’a poussé à lire ou relire Kerouac et Ginsberg. Burroughs ne m’avait jamais vraiment quitté. 

- Ballast parvient en moins de 60 pages à faire revivre l’esprit de la Beat Generation et des épisodes de la vie quotidienne de Jack Kerouac, Neal Cassady, William Burroughs et Allen Ginsberg. Est-ce un choix littéraire de votre part que cette adéquation forme/fond, entre la brièveté de votre livre et celle de la vie de ces quatre personnes ? 
Oui. C’est un choix. L’image qui s’est imposée après quelques pages, celle d’un train sur lequel Kerouac écrit à la machine, ne pouvait être agrandie au-delà. Et puis la vie et l’œuvre des Beats ne sont pas symphoniques pour un sou, elles ont au plus la taille d’un quatuor de jazz, ou d’un groupe rock. Idem pour le tempo. S’il y a une adéquation forme/fond, c’est celle de la brièveté et de la vitesse. 

- La métaphore de la ‘tempête de fleur’ mais généralement le champlexical du vent est présent tout au long du livre. Pourquoi ? 
Le vent, je ne sais pas, c’est flou pour moi. C’est peut-être l’image d’un mouvement aléatoire et passionné. Quant aux fleurs, ce ne sont pas tant celles qui viendront quelques années plus tard avec les hippies que celles qu’on perçoit d’un bus, d’un train ou d’une voiture, si vite que plus que des points ce sont des lignes qu’on voit. 

- Ballast est une référence aux circonstances de la mort de Neal Cassady. Pourquoi ce choix de titre ? 
Le ballast était un poids ajouté aux navires de la Hanse qui revenaient à vide au port, histoire de garder un peu d’équilibre, on ne sait jamais, de ne pas couler. C’est devenu le matériau qui conduit et soutient les voies de chemin de fer et sur lequel est tombé Cassady. Il y a aussi le son de ce mot, le bruit qu’il fait, celui précisément d’une locomotive. 

- Neal est selon Jack Kerouac un génie littéraire, bien qu’il n’ait jamais étudié. Pourtant, il n’a jamais percé, contrairement aux autres membres du groupe… Avez-vous une explication à cela ? 
Neal Cassady a été poussé vingt ans durant à écrire par Kerouac et Ginsberg. Carolyn, Ferlinghetti, Corso, ils étaient nombreux à voir en Cassady un nouveau Proust, un nouveau Faulkner, ils ne reculent devant aucune comparaison. La lecture de The First Third, le seul livre de Cassady, révèle dans sa première partie un écrivain plein de bonne volonté, sans plus. La deuxième partie, découverte une dizaine d’années plus tard, est plus intéressante. Certaines phrases sont d’une longueur et d’une complexité folles. Carolyn dit que Neal avait autant de peine à placer un point au terme d’une ligne qu’à freiner à un feu rouge. Mais les écrits les plus forts de Cassady sont sans doute ses lettres. Là, il éclate. Il ne connaît plus de limites. Kerouac a d’ailleurs utilisé certains passages de ces lettres dans ses livres : tels quels. [N/A : illustration ci-dessous avec la comparaison d'un extrait de lettre de Neal Cassady et d'un passage de Sur la route.] 


- Vous êtes né au moment de l’écriture du manuscrit de Sur la route. Quand avez-vous lu ce livre ? 
Au début des années 70 et je l’ai vite oublié. Après la lecture du livre de Carolyn Cassady, j’y suis retourné. Et puis, il y a deux ans à peu près, a paru la version originale de On the Road, le rouleau,
chez Penguin. C’est alors que j’ai compris l’importance du bouquin, l’entrelacs démentiel entre la frappe sur la machine à écrire et le texte qui n’en finit pas de rouler et se dérouler, comme un train.




Entretien réalisé par Noémie Sornet.


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Extrait du livre ''Kerouac et la Beat Generation. Une enquête'', par Jean-François Duval



Extrait de L'express.fr :
L'auteur part sur les traces des compagnons de route de Jack Kerouac dont la rencontre a contribué à son succès. Ici un extrait d'une interview de l'un d'entre eux: Allen Ginsberg. 
Un brunch chez Allen Ginsberg 
Le rendez-vous a lieu chez lui, dans le Lower East Side new-yorkais qui a depuis longtemps remplacé Greenwich Village comme quartier marginal et underground. Petit, courbé par l'âge, le crâne dégarni, la barbe toujours aussi fournie, il a de grosses lunettes et de grands yeux qui impressionnent derrière les verres épais. Et la voix basse, profonde, naturellement sonore, qui contraste toujours autant (Kerouac déjà l'avait remarqué) avec l'apparence fragile de la constitution. La voix qui seule reflète peut-être encore cet adolescent prenant la pose, mains dans les poches de son pardessus, légèrement rejeté en arrière, sur cette photo prise au milieu du campus de Columbia University, il y a si longtemps: quatre jeunes types à l'aube de la vie, par une journée de 1945. William Burroughs avec un chapeau de feutre noir, Hal Chase qui leur fera bientôt connaître Neal Cassady, Jack Kerouac entourant de ses bras Hal Chase, et Allen Ginsberg justement -une sorte de félicité, de béatitude, de bonheur accompli dans l'expression du visage, les yeux fermés, les paupières rabattues sur un spectacle tout intérieur.  
Dans la cuisine, le réfrigérateur semble occuper tout l'espace. La pièce est éclairée par une fenêtre qui donne sur la cour et les immeubles voisins, fenêtre que Ginsberg photographie régulièrement: selon la lumière, les saisons, l'éclat de l'été, la neige éventuelle, le givre sur un arbre dégarni, cette fenêtre se révèle un prisme à chaque fois différent. Sur son rebord intérieur repose une édition du New York Times. Sur la table de cuisine s'étalent quelques recueils de photographies qu'Allen Ginsberg me fait voir, en particulier un livre récent de son ami le photographe Robert Frank qui habite à deux pas et qui expose ces jours-ci à la National Gallery de Washington. Dans les pièces voisines, on aperçoit ici un lit défait, là un coussin posé à même le sol face à un petit autel devant lequel le poète médite chaque jour. Quelques objets rituels, un bouddha, un harmonium dont il joue régulièrement. Beaucoup de bibliothèques, essentiellement de la poésie. Ginsberg montre ses Catulle, les livres de ses amis poètes, et les rayons lourdement chargés d'ouvrages d'art et de photographies. A l'heure de notre rencontre, son dernier recueil de poèmes, Cosmopolitan Greetings: Poems 1986-1992, vient de paraître. Et de surcroît, on fête le cinquantenaire de la naissance de la Beat Generation, ou plus précisément de la rencontre de Ginsberg, Kerouac, Burroughs et des autres. L'événement sera célébré comme il se doit puisque l'on prépare d'ores et déjà la grande exposition qui se tiendra l'année d'après au Whitney Museum: Beat Culture and the New America 1950-1965 (superbe catalogue!) à laquelle Ginsberg prêtera son concours très actif. On sent toujours chez lui la même prodigieuse vitalité, même si sa santé n'est pas très bonne -il souffre du diabète- et que Peter Orlovsky, son amant depuis quarante ans, est gravement malade. Avant d'entrer plus en détail dans la légende beat avec Carolyn Cassady, nous avons d'abord voulu en examiner l'actualité avec l'un de ses principaux protagonistes, soit le rôle que cette mouvance a joué dans la seconde moitié du XXe siècle (et continue de jouer aujourd'hui).  
J.-F. D. - Allen Ginsberg, on note aujourd'hui un vif regain d'intérêt pour la Beat Generation. On the Road fait désormais figure de classique des lettres américaines. L'ensemble de l'oeuvre de Kerouac commence enfin à être traduite en France, en Italie, en Allemagne et ailleurs. Vous-même, vous avez fait paraître votre recueil de poèmes Cosmopolitan Greetings dans l'intention de marquer le 50e anniversaire de votre rencontre avec Kerouac et Burroughs. Comment cette rencontre s'est-elle produite? 
A. G. - A seize, dix-sept ans, j'étudiais à Columbia University, à New York. A l'automne 1943, pendant ma première année, j'ai rencontré Lucien Carr, un type qui comme son ami William Burroughs venait de Saint Louis, et qui connaissait aussi Kerouac. Il me parlait beaucoup de lui, me disant: c'est un écrivain, un "marin romantique qui écrit des poèmes". J'ai voulu lui rendre visite. Ce que j'ai fait au printemps 1944. Lire la suite... 




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Sortie de Kerouac et la Beat Generation, une enquête, de Jean-François Duval.







Fiche technique du livre : 

Sortie : 2 mai 2012
Prix : 23.00 € (21.85 € sur Amazon, lien ici)
  • Broché: 328 pages
  • Editeur : PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE - PUF (2 mai 2012)
  • Collection : PERSPECTIVES CR
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2130592953
  • ISBN-13: 978-2130592952







Présentation de l'éditeur : 
Jean-François Duval sillonne depuis vingt ans les États-Unis sur la piste de Jack Kerouac et des héros de la Beat Generation, avec en ligne de mire notamment la figure charismatique de Neal Cassady, le héros de Sur la route. Il a retrouvé et s'est entretenu avec plusieurs protagonistes majeurs de la légende beat : Allen Ginsberg, Carolyn Cassady, Joyce Johnson, Timothy Leary, Anne Waldman, Ken Kesey. Sous une forme très vivante, il nous livre ici les résultats de son enquête. Enquête sur Kerouac et la Beat Generation rend justice à un écrivain phare et à un mouvement dont l'impact social et littéraire est beaucoup plus important qu'on ne le pense généralement. L'ouvrage fait revivre de l'intérieur l'épopée des « Beats » au travers de témoignages de première main. Il montre comment le succès d'un livre culte, Sur la route, peut conduire à la déchéance et à la mort voulue à la fois de son auteur, Kerouac, et de son héros, Neal Cassady, tous deux victimes de leurs propres accomplissements. Il montre aussi que la contre-culture américaine, tout au long de la seconde moitié du XXe siècle et jusqu'à aujourd'hui, sans même que nous en ayons conscience (c'est-à-dire bien au-delà des signes apparents que sont le port du blue-jean, l'absorption de coca-cola et les influences musicales), représente la face cachée d'à peu près toutes les évolutions culturelles que nous avons connues en Europe. L'histoire des « Beats » est aussi notre histoire. Avec une riche iconographie, un Who s Who, des repères chronologiques et bibliographiques.



Présentation du livre par l'auteur : 




Quelques extraits d'entretiens réalisés par Jean-François Duval  : 



Entretien avec Carolyn Cassady

Entretien avec Allen Ginsberg

Entretien avec Joyce Johnson

Entretien avec Ken Kesey

Entretien avec Timothy Leary

Entretien avec Anne Waldman


Evénement en partenariat avec les éditions PUF prévu cette semaine ! 



Source : dossier de presse du livre.


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Le premier roman de Jack Kerouac édité.



Jeune matelot, Jack Kerouac tenait un journal de bord, c'est en fait la base de son tout premier roman, mis en vente vendredi.
Jeune matelot, Jack Kerouac tenait un journal de bord, c'est en fait la base de son tout premier roman, mis en vente vendredi.Corbis
"Un jeune homme, cigarette aux lèvres et mains dans les poches de son pantalon, descend les marches en brique d'un hôtel de Broadway et prend la direction de Riverside, déambulant d'un pas curieux et lent"

Tel est l'incipit du tout premier roman de Jack Kerouac (1922-1969), l'écrivain américain pionnier de la beat generation. 
The sea is my brother (littéralement, La mer est mon frère) a été édité et mis en vente, vendredi 24 novembre, par l'éditeur habituel des œuvres de l'auteur de Sur la route, la maison d'édition Penguin. C'est la première fois que le premier roman de Jack Kerouac est édité dans son intégralité, précise la préface. Une surprise puisque ses biographes comme ses admirateurs pensaient que ce premier roman était définitivement perdu dans les limbes de la littérature. 
Ecrit en 1943, le roman raconte l'histoire d'un jeune homme, qui à 20 ans prend la mer et parcourt le monde, en tant que matelot pour la marine marchande. Jack Kerouac n'a pas cherché bien loin, c'est en fait l'adaptation de son journal de bord : il s'était lui-même engagé dans la marine marchande à l'été 1942, alors qu'il n'avait que 20 ans. 
Des années avant Sur la route, Kerouac y décrit son alter ego comme "en révolte contre la société telle qu'elle est". Tous les thèmes favoris de la littérature de la beat generation y sont déjà largement évoqués : The sea is my brother laissetransparaître l'amour de Kerouac pour les voyages, les grands espaces et les pérégrinations sans objectif précis. 
Ce n'est pas la première fois que des éditeurs exhument des manuscrits de Jack Kerouac. En mai 2010, une nouvelle édition de son roman phare Sur la route avait ainsi été publiée, après qu'on avait retrouvé le manuscrit original rédigé sur un rouleau de papier. (article du journal Le Monde.fr)

Source  


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''Souffles Nomades'' et Kerouac sur la Rive Droite à Bordeaux

Gilles Pascal, dessinateur auquel nous avions consacré un article antérieurement, a participé à la 9° édition de Souffles Nomades, une manifestation culturelle et littéraire ayant cette année pour thème... la route !




Gilles nous a envoyé la vidéo dans laquelle nous pouvons retrouver ces illustrations d'un passage du livre Sur la route de Kerouac... mises en musique !




''Chaque automne depuis 9 ans, les bibliothécaires des quatre communes de Bassens, Lormont Cenon et Floirac, concoctent une programmation originale autour de contes, de rencontres et lectures en musique, de projections-débat, de conférences, de spectacles, d’expositions et de jeux. Autant d’occasions de s’immerger dans d’autres cultures, qui ne nous sont pas toujours si étrangères. 
Depuis 2003, Souffles nomades a parcouru terres et mers : l’Algérie d’abord, puis les pays francophones en 2004, l’Asie en 2005, les Îles en 2006, l’Afrique, l’Amérique latine et les terres extrêmes en 2007, la Méditerranée en 2008, les pays nordiques en 2009 et l’Ouest avec les Amérindiens en 2010. En 2011, Souffles nomades ne quitte plus la route. 
Souffles nomades, manifestation culturelle et littéraire du Grand Projet des Villes de la Rive Droite invite cette année le public à prendre la route : de la marche au pèlerinage, du voyage lointain à l’exil, de la contestation à l’introspection… Sur la Rive Droite cet automne, toutes les routes mènent à la littérature et au conte.''


=> Retrouvez les livres, BD, musiques et films sélectionnés par les bibliothécaires des Souffles Nomades 2011 ici


  • Notre sélection : 

SAMEDI 19 NOVEMBRE « La Route »
Lecture publique proposée par Frédérique Bruyas
LORMONT_PÔLE CULTUREL ET SPORTIF DU BOIS FLEURI_ 15h30_ TOUT PUBLIC à partir de 12 ans
« La route est un espace de rencontres, porteuse de la mémoire de ceux qui l’empruntèrent et des espoirs de ceux qui la suivent à leur tour. Ligne de vie, on s’y engage avec la détermination de ceux qui prennent la mer. ». Textes de Julien Gracq, Sylvie Germain, Cormarc Mac Carthy, Jack Kerouac…



  • Toutes les informations pratiques si vous souhaitez faire le déplacement : 

QUAND ? 
Du 7 octobre au 16 décembre 2011

OU ?
Festival culturel et littéraire de la Rive Droite : Bassens, Cenon, Floirac, Lormont

COMMENT ? 

BASSENS
→ Médiathèque François Mitterrand – 05 57 80 81 78
Rue du 8 mai 1945 – Tram ligne A « Gardette », terminus puis bus 90 / arrêt « Rue du 8 mai »
CENON
→Médiathèque Jacques Rivière – 05 57 77 31 77
1 avenue du Président Vincent Auriol, Tram ligne A « Dravemont » / arrêt «La Morlette »
FLOIRAC
→ Médiathèque Roland Barthes – 05 56 86 99 28
Rue Voltaire - Tram ligne A « Dravemont » / terminus
→ Médiathèque M.270 – 05 57 80 90 60
11 avenue Pierre Curie – Bus 10 arrêt « Curie »
LORMONT
→  Médiathèque – 05 56 74 59 80
Pôle Culturel et Sportif du Bois Fleuri, Rue Lavergne, Tram ligne A « Gardette » / arrêt « Bois Fleuri »



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[L/L] Le Festin Nu ( The Naked Lunch) - William Burroughs

 
Auteur : William Burroughs

Titre original : The Naked Lunch 


RESUME : 
L'Interzone. Un territoire qui ne figure sur aucune carte, situé quelque part entre New York et Tanger, dédale infini de mes semblables aux méandres du cerveau d'un drogué. Un lieu fantomatique, où se réfugie William Lee après avoir accidentellement tué sa femme. Persuadé d'être un agent secret au centre d'une gigantesque machination, Lee commence à rédiger des rapports pour le compte d'une mystérieuse corporation internationale, communiquant avec elle par l'intermédiaire d'une machine à écrire fort loquace qui se transforme volontiers en cafard... Vertigineuse descente aux enfers de la drogue - de toutes les drogues -, le roman de William Burroughs est d'une veine à la fois terrifiante, macabre, et d'un comique presque insoutenable.




L'histoire du 'Festin Nu' : 
[...] En 1951, mu par le pouvoir désinhibant des substances qu’il consomme, Burroughs veut réitérer les célèbres exploits de Guillaume Tell et tue accidentellement sa femme d’une balle dans la tête. Inculpé pour homicide, il fuit en Amérique du Sud à la recherche d’une substance hallucinogène, le yage puis part pour Tanger, au Maroc. Burroughs s’enfonce dans l’enfer de la drogue. Pour tenter de vaincre l’emprise des stupéfiants, il enchaîne, avec peu de succès, les cures de désintoxication et se réfugie dans l’écriture. Le travail est laborieux, entrecoupé de crises de manque ou de délires psychotiques. Il est rejoint par ses amis de plume. Kerouac lui souffle le titre du manuscrit décousu qu’ils découvrent : ‘Le Festin nu’ et, aidé de Ginsberg, s’attelle à recopier les passages descriptibles du texte et à en ordonner les chapitres. Mais l’éditeur Maurice Girodias, d’Olympia Press à Paris, refuse le texte qu’il trouve trop “fouillis”. Venu s’installer au Beat Hotel à Paris, en meilleure santé, Burroughs remanie largement son manuscrit, revoit le chapitrage et la chronologie. Girodias accepte finalement de le publier en 1959.
Aux Etats-Unis, le texte est jugé obscène. Partant d’une description de la dépendance aux drogues pour investir le champ de réaction interne, Burroughs y décrit le voyage halluciné d’un homme à Interzone, territoire inconnu aux ramifications quasi-neuronales. Pour certains ‘Le Festin nu’ n’est que le délire exalté d’un drogué notoire, pour d’autres il est le voyage extraordinaire d’un artiste aux frontières de la raison... “Héroïne-opium-morphine-palfium : tout ça pour te délivrer du singe, le singe monstrueux du besoin qui te ronge la nuque et te grignote toute forme humaine... Mais le résultat est invariable... C’est le singe qui connaît l’algèbre...” Le livre est adapté au cinéma par David Cronenberg en 1991 sur un scénario co-écrit avec l’auteur. [...]
( extrait d'un article d'Evene.fr, qui rendait hommage à Burroughs en 2007, 10 ans après sa mort le 2 aout 1997. Lire l'article en entier...)



Pour vous procurer le livre :  
 

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[L/L] La Beat Generation : la révolution hallucinée, Alain Dister

La Beat Generation : la révolution hallucinée, Alain Dister

Présentation de l'éditeur : 

La Beat Generation, mouvement symbolique de l'Amérique des années 1950 et 1960, est née de l'amitié entre quatre hommes : Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Neal Cassady et William Burroughs. Cette amitié tourne au manifeste. En 1952, John Clellon Holmes officialise, dans un article du New York Times Magazine, et d'après une définition de Jack Kerouac, le terme " beat " : " Cela signifie être, d'une façon non dramatique, au pied de son propre mur. " En 1957, Sur la route de Jack Kerouac devient le symbole de la liberté, de la contestation des valeurs bourgeoises et de la révolte face à la cupidité du monde. Un mouvement est né qui revendique ses engagements politiques et son refus de la course à l'argent. La Beat Generation sera à l'origine de la vague protestataire qui atteindra son apogée en 1969 lors du rassemblement de Woodstock, et elle posera les bases de la culture moderne des années 1970. Alain Dister, qui a rencontré les protagonistes du mouvement, en retrace ici l'histoire.

Pour se le procurer :



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Source
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