[DOSSIER] De Montaigne à Le Clézio, l'invitation au voyage.

Le Magazine Littéraire propose un dossier sur le rapport voyage/écrivain, intitulé De Montaigne à Le Clézio, l'invitation au voyage. Jack Kerouac et Sur la route y sont mentionnés. 



Extrait : 

«Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage», disait Joachim Du Bellay. Bien avant que l’accolement des substantifs «écrivain» et «voyageur» tende à catégoriser des auteurs pratiquant une multiplicité de genres, les écrivains ont entretenu avec le voyage une relation complexe. 
[...] 
La relation que certains écrivains entretiennent avec le voyage touche donc à ce qui les constitue au plus profond de leur être, de leur manière d’exister et de leur art. « Les premiers livres de voyage que j’ai lus, raconte Susan Sontag dans Temps forts, et qui comptent sûrement parmi les livres les plus importants de ma vie, furent écrits par Richard Halliburton. J’avais 7 ans, nous étions en 1940, lorsque j’ai lu son Book of Marvels [...] [Il] m’a offert ma première vision de ce que je pensais être l’existence la plus privilégiée qui fût, celle de l’écrivain : une vie de curiosité et d’énergie sans limites, une vie d’enthousiasmes innombrables. Être voyageur, être écrivain - dans mon esprit d’enfant, c’était au départ un peu la même chose. » Cette affirmation est caractéristique d’une génération, celle qui arrive à l’âge adulte dans les années 1950-1960, et qui inaugure un rapport au voyage beaucoup plus affirmé, généralisé, et une multiplication des formes littéraires qui lui sont liées. Le livre fondateur de la Beat Generation, paru en 1957, s’appelle Sur la route. Et pendant que Jack Kerouac parcourt en auto-stop la Californie en quête du roman qu’il mettra dix ans à écrire et à publier, à l’autre bout du monde occidental, un jeune universitaire et homme de théâtre français, Jacques Lacarrière, parcourt la Grèce - qui n’est pas encore celle des colonels -, et un jeune Genevois de famille bourgeoise, Nicolas Bouvier, met en oeuvre, en 1953, avec son ami peintre Thierry Vernet, « un projet [qu’ils avaient] cuit et recuit depuis longtemps » : partir vers l’est, sans autre but que la rencontre des autres et l’avancée sur un axe historique vers l’Asie, « mère de l’Europe ».   Lire l'article en entier.

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